dimanche 5 octobre 2014

Tu sais que tu es en démarche d'adoption quand :

- Après avoir remarqué les femmes enceintes durant des années, tu te rends compte des différences entre parents et enfants et te demandes s'ils ont été adoptés.

- Tu regardes n'importe quel reportage sur la parentalité (enfants nés sous x, enfants nés d'un don de gamètes, enfants de couples homosexuels) et le petit vélo dans ta tête se réveille et t’entraîne sur des réflexions sur l'accès aux origines de ton enfant, la création du lien affectif tout au long de sa vie.

- En cours de yoga alors que la prof dit à une femme enceinte "Ne prends pas cette position à cause des remontées acides" et ajoute "Y'a que nous qui connaissons ça, Seb (prénom inventé) tu ne seras pas concerné", tu te surprends à dire "Moi non plus".

- Tu vas chez ton beau frère en pleine construction de maison et pense que dans 3,4 ans, leur salon sera assez grand pour mettre le parc de ton bébé durant quelques heures, pour aller profiter d'un moment en amoureux (pas au débuts, bien sûr ...)


- Tu t'interroges sur les origines de ton enfant en te disant : 
"Quel est mon désir? Des choses sont-elles impossibles?" et tu regardes les gens dans la rue, en te disant "Cette personne, imagines, ça peut être ton enfant, est ce que ça te dérange, te touche, te gêne?". Et lui cet enfant qui sera peut être différent physiquement, est ce qu'il trouvera son identité dans ta famille, ton environnement, si physiquement sa couleur de peau est différente?

- Tu imagines comment faire son futur arbre généalogique avec des racines autres que les tiennes,juste apparentes, enroulées aux tiennes au niveau de leur base....

- Tu te dis cette année je suis marraine (oui, oui, j'ai pris un grade ;-), l'année prochaine témoin de mariage et l'année d'après peut être maman! Voici peut être la "to do list" des années 2104 à 2017 et ça te fait sourire.

- Tu réagis sur les clichés de l'adoption où lorsqu'il y a un reportage sur les difficultés des ados et jeunes adultes, des personnes font des commentaires du style : "Oui mais qu'il faut se rappelle qu'il a eu cette chance d'être adopté. Dans son pays, il aurait vécu la misère". Non, on n'est pas les sauveurs d'un enfant, il n'y a aucune dette de lui envers nous et nous envers lui.

7 commentaires:

  1. Super intéressant (arf le mot est pas le bon, je trouve pas le bon) :-)
    y'en a qui me parle !
    Bisous

    RépondreSupprimer
  2. Coucou, super article en effet! Je partage beaucoup de tes ressentis, observations, questionnements...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense bien à toi, à cet amour qui va traverser les océans

      Supprimer
  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer

Vos petits mots me font toujours plaisir :-)